Off the Page, with Jonathan Trudel

[For this special edition of Off the Page, we present our interview with Jonathan Trudel in its original French, with the English version below.]

La nouvelle série Off the Page est une exclusivité produite par la Fondation nationale du prix du magazine canadien (FNPMC) et qui offre aux anciens lauréats de Prix du magazine canadien une tribune où ils sont invités à exprimer ce que leur prix a signifié pour eux et à nous dire où ils en sont aujourd’hui dans leur carrière. La série « Off the Page » paraîtra périodiquement dans notre blogue à l’hiver et au printemps 2012. Cette semaine, nous découvrons quoi de neuf avec le rédacteur Jonathan Trudel.

FNPMC : Vous avez remporté le Prix Alexander Ross du Meilleur nouvel auteur, en 2001, pour votre travail dans L’actualité. Quels souvenirs avez-vous de la réception de ce prix et qu’a-t-il signifié pour vous dans le contexte de votre début de carrière?

Jonathan : J’étais nerveux et intimidé! Je débutais ma carrière en journalisme magazine, et il s’agissait de ma toute première présence à un gala des Grands prix du magazine canadien à Toronto. Écrire de longs reportages de type magazine n’est jamais un exercice facile — même après 12 ans à L’actualité. Quand je m’installe devant mon ordinateur, je me demande encore parfois si j’ai choisi le bon métier. Le Prix Alexander Ross m’a permis de croire, le temps d’un instant, que j’ai peut-être fait le bon choix. Les prix de journalisme — et les Prix du Magazine Canadien sont certainement parmi les plus prestigieux — aident les jeunes journalistes à bâtir leur confiance en soi et à se forger une crédibilité et une réputation dans le milieu.

Cela dit, c’est toujours à recommencer. Après avoir gagné le Prix Alexander Ross en 2001, ma rédactrice en chef m’avait félicité mais aussitôt lancé un défi. En souriant, elle m’avait dit : «Maintenant, il faudra revenir ici, à Toronto, et gagner un prix dans une catégorie rédactionnelle, en compétition avec tous les journalistes du monde du magazine, pas seulement les nouveaux.»

FNPMC : Depuis cette époque, votre carrière dans le secteur des magazines a été prolifique : vous avez été en nomination 17 fois aux Prix du magazine canadien, remportant 4 médaille d’Or et 1 médaille d’Argent pour vos articles dans L’actualité, pour vos textes sur des sujets tels que la santé au masculin, l’écosystème amazonien et même la vedette du hockey Alex Kovalev. À quoi attribuez-vous votre réussite et celle de L’actualité?

Jonathan : Un des grands avantages d’être journaliste à L’actualité, c’est d’avoir du temps. Du temps pour concevoir un sujet. Pour réfléchir. Pour aller sur le terrain, que ce soit en banlieue de Montréal, dans le nord de l’Alberta ou ailleurs. Le journaliste Thomas Friedman, du New York Times, a l’habitude de dire : «If you don’t go, you don’t know.» C’est encore plus vrai en cette heure plutôt difficile pour le journalisme, alors que nous devons trouver des façons de nous démarquer, de montrer pourquoi nous sommes pertinents.

J’ai aussi la chance d’avoir le temps d’écrire. C’est à la fois un luxe et une responsabilité. Quand on dispose de plusieurs semaines pour produire un reportage, on a moins le droit à l’erreur ou d’amorcer son texte avec un mauvais «lead», par exemple. On n’a pas d’excuse.

FNPMC : À quels projets avez-vous travaillé récemment, et croyez-vous que nous verrons votre nom aux prochains Prix du magazine canadien?

Jonathan : Pour le meilleur et pour le pire, je reste un indécrottable journaliste généraliste. C’est inscrit dans mes gènes. En ce moment, je prépare un reportage sur les Canadiens de Montréal, un autre sur les conditions de travail des médecins et je m’apprête à me plonger dans la couverture des élections américaines. J’ai aussi la chance, depuis l’automne, de partager une charge de cours en journalisme à l’Université de Montréal.

Quand à savoir si je serai présent aux prochain gala des prix, je n’en sais rien. Mais bien honnêtement, il est totalement irréaliste de s’attendre à gagner chaque année à Toronto. La compétition est beaucoup trop féroce!

Jonathan Trudel est un rédacteur attitré de L’actualité. Son plus récent article lauréat d’un Prix du magazine canadien, « Un bulldozer nommé PKP », a remporté le médaille d’Or dans la catégorie Affaires, en 2010. Pour plus d’information sur le travail de Jonathan, consultez ses archives à L’actualité.

“Santé, Bonjour le privé” by Jonathan Trudel in L’actualité won a Gold National Magazine Award in 2008, in Service: Health & Family

Off the Page is an exclusive new series produced by the NMAF that reaches out to former National Magazine Award winners to find out what their awards have meant to them and what they’re up to now. Off the Page will appear regularly on the NMA blog during the winter and spring of 2012. This week we catch up with National Magazine Award-winning writer Jonathan Trudel.

NMAF: You won the Alexander Ross Award for Best New Magazine Writer back in 2001 for your work in L’actualité. What do you recall about winning that award and what did it mean for your young career in magazines?

Jonathan: I felt nervous and intimidated! At the time I was just beginning my career as a magazine journalist, and I was attending the gala for the very first time. Writing long feature stories is never an easy task — even after 12 years at L’actualité, I have to admit it’s still a struggle. When I sit in front of my computer, I sometimes wonder if I have chosen the right career. The Alexander Ross Award allowed me to believe, for a moment, that I might have made the right choice. Journalism prizes — and the National Magazine Awards are certainly among the most prestigious in the country — help to build self confidence and give young journalists a chance to establish credibility and reputation in the industry.

That being said, it’s always a new beginning. When I won the Alexander Ross Award back in 2001, my editor in chief congratulated me but almost immediately issued a challenge. With a grin, she said: “Ok, now you’ll have to come back here and earn a prize in a written category, competing with all the journalists in the magazine industry, not only the new ones.”

NMAF: Since then, your magazine career has been prolific: you’ve been nominated 17 times for National Magazine Awards, winning four Gold awards and 1 Silver award for your reporting in L’actualité, for writing about topics such as men’s health, the Amazon ecosystem and even hockey star Alex Kovalev. Why do you think you and L’actualité have been so successful?

Jonathan: One of the main advantages of being a staff writer at L’actualité magazine is that we have time: time to conceive a story; time to think; time to do reporting on the ground, whether it’s in a suburb near Montreal, in northern Alberta or elsewhere. Thomas Friedman, from The New York Times, often says: “If you don’t go, you don’t know.” I think it’s especially true in these rather difficult times for journalism, when we need to find ways to show our value and prove that we are still relevant.

I also have another opportunity: time to write. It’s at once a luxury and a responsibility. When you have weeks to file a story, the expectations (from your boss and your readers) are higher. You don’t have the right to be boring. There is no excuse.

NMAF: What have you been working on recently, and do you think we’ll see your name at the next National Magazine Awards? 

Jonathan: For better or for worse, I have very broad journalistic interests. It’s in my DNA. These days, I’m working on one story about the Montreal Canadiens, another about the working conditions of physicians, and I’m about to jump into the coverage of the upcoming presidential elections in the USA. Since last fall, I’ve also been teaching journalism at Université de Montréal.

Now, will I attend the next National Magazine Awards gala? Of course I can’t possibly know. But honestly, it’s totally unrealistic to expect to win every year on this stage. The competition is way too ferocious!

Jonathan Trudel is a staff writer at L’actualité. His most recent National Magazine Award-winning article — “Un bulldozer nommé PKP” — won the Gold prize in the Business category in 2010. Read more of Jonathan’s work at his archive at L’actualité.

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